N'ayons pas honte du Christ, et Il n'aura pas honte de nous !

 

 

Il y a certainement eu un déficit de pédagogie dans l'affaire de la levée des excommunications, qui n'a été finalement bien expliquée que très tard, par la magnifique lettre du Saint-Père aux évêques. Il est vrai que si la lettre était venue avant la levée des excommunications, on aurait certainement mieux compris, on aurait eu tous les éléments pour comprendre la pensée du Saint-Père, et on aurait évité beaucoup d'incompréhensions.

 

Dans l'affaire du préservatif, c'est un peu la même chose : il y a un tollé parce qu'il s'agit d'une question très sensible abordée par une petite phrase, qui est peut-être un bon résumé de la pensée du Saint-Père et de la réalité profonde, mais il y a clairement un déficit de pédagogie parce que les gens ne comprennent pas cette phrase et il faut donc l'expliquer.

 

La question est de savoir si oui ou non la petite phrase du Saint-Père est juste sur le fond.

Est-ce que le préservatif augmente ou aggrave les choses et si oui, en quoi ?

 

Quand on regarde objectivement et sereinement la question sur le fond, j'ai l'impression que cette petite phrase est parfaitement juste et que le discours "sortez couverts vous êtes tranquilles" est faux et criminel, sur tous les plans.

 

Tout le monde sait que le préservatif n'est efficace qu'à 75, 80 ou 90% pour la contraception, selon les chiffres de l'OMS et des Instituts spécialisés, et tout le monde sait aussi que le virus du SIDA est bien plus petit qu'un spermatozoïde. Cela veut donc dire évidemment que le discours permissif "sortez couverts vous êtes tranquille" est mensonger et criminel, car il ne dit pas la vérité et il pousse clairement à des comportements mettant en danger de mort des tas de gens qui réviseraient certainement leur conduite s'ils savaient ce qu'ils risquent vraiment. Si on croyait qu'on a 10% de chances d'y passer en prenant l'avion, il est bien évident qu'on hésiterait beaucoup ! Personnellement, il est clair que je ne ferai jamais courir ce risque à mes enfants. La vérité est donc de dire que seule la fidélité est une arme sûre contre le SIDA : c'est une évidence. Le préservatif est une fausse solution, et ce constat ne concerne pas seulement le plan de la santé : il faudrait considérer aussi au plan moral la question du bonheur réel, qui ne se construit évidemment pas sur le vagabondage sexuel, et aussi, au plan des fins dernières, la question de la vie éternelle qui est aussi gravement en cause quand il s'agit de promouvoir sans cesse plus activement des modes de vie qui éloignent toujours plus de Dieu.

 

Le préservatif est donc dramatiquement faux à la fois sur les plans de la santé, du bonheur et de la vie éternelle, et le matraquage médiatique hallucinant de nos médias (où est le pluralisme ?) n'y changera rien.

 

Il faudrait sans doute que l'Eglise explique plus clairement les choses mais le monde est-il prêt à écouter ? Le monde veut-il entendre la vérité ? Les chrétiens savent bien quand à eux qu'il est parfois inévitable que ceux qui veulent vivre dans le Christ et servir véritablement leurs frères soient signes de contradiction (cf. 2 Tim 3,12). N'ayons pas honte du Christ, et Il n'aura pas honte de nous !

 

Il faut certainement davantage d'explications sur cette question, mais comment les Papes si courageux pourraient-ils tenir un autre discours que celui de la vérité ?

 

O. B.                                        

 

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